Fabrication d’un chalut haute performance

Les marins pêcheurs galiciens imaginent un chalut triple lame pour capturer un maximum d’espèces, décupler le volume des prises et optimiser les sorties.

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Galician Fishermen Union - Les pêcheurs mettent le turbo

Marin-pêcheur, voilà un métier pénible s’il en est : la décapante humidité des alizés, la lancinante fanfare des moteurs, l’incessante valse des bateaux, les meurtrissantes douleurs des manœuvres, la constante peur de l’accident. Sans parler de ces sorties au large, noires comme le danger, qui vous dérèglent le corps. Pour les limiter, les pêcheurs galiciens ont imaginé un chalut haute performance, dit chalut « triple lame ». Associant des filets de mailles différentes et une drague dévastatrice, ils espèrent ainsi décupler le volume des prises et préserver conséquemment leur santé. Vu les résultats escomptés, le plus difficile sera de retrouver vite de nouveaux bancs à rafler. Mais vu l’imagination de nos pêcheurs, ce problème ne devrait pas, lui non plus, exister bien longtemps.

Le chalut triple lame n’épargnera aucune espèce.

Campagne : Océans

Les océans représentent 70% de la surface de la planète. Ils sont le berceau d’une biodiversité incroyable et encore méconnue. Ils sont source de vie, de survie… Mais ils sont aujourd’hui au bord de l’épuisement.
Pourquoi ? Parce que nous avons oublié l'essentiel. Nous nous sommes habitués à puiser sans limite poissons et fruits de mer que nous aimons manger. Parce que les fonds des océans nous sont invisibles, nous avons imaginé qu’ils étaient sans limites.
Nous avons oublié des évidences : la pêche n’est pas une industrie de production : c’est un prélèvement d’animaux sauvages dans leur milieu de vie. Si la pression de pêche sur un stock de poisson est trop forte, il ne peut pas se maintenir à un niveau stable car le prélèvement de poisson est supérieur au nombre de nouveaux poissons issus de la reproduction du groupe

La quête de croissance méprise les océans et les populations qui en dépendent

La pêche industrielle est la première à piller les ressources des océans. Près de 2 stocks sur 3 dans les eaux européennes sont surexploités ou au bord de la surexploitation. Mais nos dirigeants, nos politiques ne proposent pas de bonne solution. Et pourtant, la bonne solution est là, sous leurs yeux, elle existe déjà !
Sur toutes les façades maritimes d’Europe, des pêcheurs artisans pratiquent une pêche durable. La pêche artisanale est une pêche de petite échelle, le plus souvent côtière, aux techniques de pêche pour la plupart basées sur des engins de type dormant (casiers, palangres) et surtout à dimension humaine. Le fruit de leur travail bénéficie directement aux communautés locales. Leur souhait pour l’avenir des océans et pour l’avenir de leur profession aujourd’hui menacée : pêcher moins mais pêcher mieux.

C'est eux qu'il faut valoriser, c'est eux qu'il faut soutenir. Un peu d’ambition, un peu de volonté, un peu de courage politique … il est temps !