Naissance de l’arme de déforestation massive

Parce que les forêts freinent l’urbanisation galopante de l’Indonésie, Urbanayat, grand groupe BTP régional conçoit le décatronçonomètre ; première arme de déforestation massive.

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Urbanayat - Le décatronçonomètre

S’inspirant des machines agricoles, les ingénieurs d’Urbanayat ont conçu un engin de déforestation hybride : le décatronçonomètre. Greffées sur les flancs d’une faucheuse traditionnelle, deux tronçonneuses thermiques d’une dizaine de mètres de longueur écharpent tout obstacle végétal à la vitesse de l’éclair. Tranchantes comme des feuilles de papier, leurs performances inouïes vont permettre de ratiboiser l’équivalent de 70 terrains de football par jour que remplaceront prochainement des autoroutes, des quartiers d’affaires, des centres commerciaux et des jardins publics. « Là où passe mon décatronçonomètre, l'herbe ne repousse pas » se félicitait Puang Hidayat lors des premiers essais, ravi de cette productivité supérieure.

L’essor urbain de l’Indonésie passe par une déforestation massive.

Campagne : Déforestation

Ingrédient clé de nombreux produits alimentaires et cosmétiques, l’huile de palme est l’huile comestible la moins chère au monde, et aussi l’une des plus consommées. Le palmier à huile grignote jour après jour un peu plus de la forêt tropicale. Et la production mondiale d’huile de palme est amenée à croître en raison de la forte demande des pays émergents, comme l’Inde ou la Chine, et de la dépendance accrue envers les agrocarburants, notamment dans les pays européens.

Aujourd’hui, rien n’est fait pour contrôler les dégâts environnementaux causés par le développement de la production industrielle d’huile de palme. Pourtant, la destruction des tourbières et des forêts tropicales en Indonésie, premier producteur mondial, montre bien qu’il existe un lien entre huile de palme et déforestation.

L’Afrique, berceau originel du palmier à huile, est désormais au centre de toutes les convoitises des multinationales de l’agroalimentaire.
Les grands groupes agroindustriels se tournent désormais vers l’Afrique en vue de satisfaire une demande mondiale en augmentation constante. Cette expansion peut représenter une opportunité économique pour les populations locales. Mais elle peut aussi mettre en danger leurs moyens de subsistance et leur environnement, et menacer le climat mondial.

Car les profits vont aux entreprises internationales, comme l’américain Herakles Farms au Cameroun, au détriment des communautés locales, qui risquent de voir leurs conditions de vie se dégrader malgré les promesses et de l’environnement, qui sera irrémédiablement détruit.

Et pourtant, un développement non industriel et non invasif est possible : la culture de cacao ou d’huile de palme peut être faite dans des systèmes agro-forestiers qui ont l’avantage d’être également en mesure de fournir de nombreux produits forestiers non ligneux (fruits, graines) et de la nourriture. Le cacao doit être cultivé à l’ombre, afin que les agriculteurs puissent conserver les arbres forestiers précieux sur leur ferme et assurer la continuité des forêts. Cela garantit la sécurité alimentaire, tout en protégeant l’environnement naturel.

La déforestation est synonyme de ravages environnementaux et sociaux, sur tous les continents. Nous devons nous battre, pour que les forêts ne soient plus sacrifiées aux intérêts marchands.